ITW / Pino Amico sur le gril

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Pino Amico vient de succéder à Benoit Nicolas au poste de directeur technique du Centre de formation. Âgé de 44 ans, ce père de quatre enfants réside à Trazegnies et est originaire de Courcelles. Il y exerce d’ailleurs son métier, au sein du CPAS. Côté football, notre nouveau DT est un supporter de l’AC Milan et du… FC Cologne ! Bien qu’il ne soit pas un inconnu de la maison louviéroise, le moment est venu de faire plus ample connaissance avec Pino Amico !

 

Outre le football, qu’est-ce qui t’intéresse dans la vie ?

 

Je suis un grand passionné ! J’aime regarder les courses cyclistes, et en particulier le Tour de France. J’adore lire aussi et je suis notamment attiré par tous les aspects de la psychologie. Pour être honnête, un tas de choses m’intéressent car j’adore apprendre.

 

Peux-tu nous présenter ton parcours dans le monde du football ?

 

Comme joueur, mon premier club a été Courcelles, des équipes de jeunes à l’équipe première. Je suis aussi passé par Chapelle et j’ai terminé au Roeulx. Je me suis rapidement intéressé à la formation, probablement au détriment d’une carrière en tant que joueur.

 

J’ai débuté comme formateur de jeunes à Courcelles, où j’ai eu l’opportunité de travailler dans les différentes catégories, des U7 aux U21. J’ai ensuite fait de même à Chapelle avant d’y devenir directeur technique des jeunes et T1 de l’équipe première. Ayant fait le tour du niveau provincial, j’ai mis le cap sur l’Olympic Charleroi (D3 et D2) dans les rôles de coordinateur et de formateur. J’ai également exercé comme formateur en U19 nationaux à Couillet.

 

J’ai ensuite rejoint l’URS Centre et, la saison suivante, j’ai vécu le rapprochement avec la RAAL et la création de l’actuelle URLC. Cette année-là, j’étais DT en compagnie d’Eric Lansmanne.

 

J’ai également été directeur sportif du Centre de formation de l’UR Namur, tout en prenant en charge l’équipe B. Dans la foulée de cette expérience, j’ai retenté l’aventure de T1 d’une équipe première à Morialmé. Je gérais parallèlement les U19 interprovinciaux de l’Olympic. Lors des deux dernières saisons, j’étais responsable technique de la formation des jeunes chez les Dogues.

 

Je suis également un des co-créateurs, en compagnie de Khedache et de mon fils, de l’ASBL de la Football Académie Fair-play, qui œuvre pour l’initiation au foot, le perfectionnement et la mixité.

 

Quelle est ta vision du football moderne et, plus précisément, de la formation ?

 

Ma vision ne se limite pas à l’aspect footballistique. Il faut permettre à chacun de devenir un sportif accompli en respectant les valeurs éducatives, en particulier celles véhiculées dans le sport. La discipline, l’organisation, le dialogue, la disponibilité, l’amusement, le plaisir, l’autonomie sont pour moi des maîtres-mots.

 

Amener les enfants à oser et à s’exprimer fait aussi partie de ma ligne de conduite. Le football est un jeu à pratiquer en suivant un plan de formation. Et cela, en étant encadré par les formateurs les plus adaptés à chaque catégorie d’âge.


Quels sont tes objectifs en tant que nouveau directeur technique du CDF ?

 

Les jeunes doivent occuper une place importante dans la vie du club. Une infrastructure digne du niveau national et un encadrement de qualité peuvent garantir leur épanouissement. En plus de l’aspect formation et d’un suivi individuel, il faut attacher une grande importance à l’éthique et aux valeurs éducatives.

 

Mon souhait est d’être une référence en terme de formation des jeunes mais sans perdre de vue la corrélation avec de bons résultats scolaires. Mon objectif prioritaire est d’instaurer un esprit d’ouverture dans la relation parents/staff et de regagner la confiance.

 

Comment comptes-tu réorganiser le CDF ? Y a-t ’il un modèle que tu aimerais suivre ?

 

Je veux réorganiser l’organigramme avec des fonctions claires et précises pour chacun, des coordinateurs aux formateurs, sans oublier les délégués. Je désire travailler sur les canaux de communication pour que les informations circulent efficacement dans des délais raisonnables. Nous allons aussi reprendre contact avec les clubs de la région dans le but d’établir une parfaite collaboration, que ce soit au niveau des jeunes ou des seniors.

 

Je n’ai pas en tête un modèle particulier à suivre, tout simplement parce que nous n’avons pas en Wallonie les mêmes moyens qu’en Flandre ou en France. Mais si je devais citer une source d’inspiration, je serais tenté de mettre en avant le club de Courtrai.